Environnement et énergie

Le secteur canadien de l’acier et l’environnement

Les entreprises membres de l’ACPA prennent en compte leurs obligations environnementales et sociales pour s’assurer que l’ensemble des Canadiens continue à tirer parti dans notre pays d’une production d’acier de niveau mondial.

Nos principes en matière de durabilité

      1. De conserver des normes élevées de rendement environnemental dans tous les aspects des opérations.
      2. De travailler à l’amélioration permanente du rendement des entreprises et du secteur en   élaborant et en adoptant des processus, des pratiques, des technologies et des produits nouveaux et améliorés.
      3. Optimiser l’utilisation des ressources dans l’élaboration, la production et l’utilisation des produits de l’acier en nous efforçant, entre autres :
        A. de récupérer, de réutiliser et de recycler l’acier;
        B. d’utiliser de façon efficace l’énergie et l’eau;
        C. d’élaborer des produits de l’acier et des applications de celui-ci ayant une valeur ajoutée;
        D. d’accroître la consommation des co-produits de l’acier;
        E. de réduire les déchets de la production d’acier.
      4. D’élaborer de nouveaux produits de l’acier permettant de disposer de plus d’énergie renouvelable et d’aider les autres industries à améliorer leur rendement         environnemental.

 

Rapport sur la performance environnementale de l’ACPA
Résultats 2009 et 2010

Les aciéries sont fortement implantées dans de nombreuses collectivités à travers toutes les régions du Canada.  Les entreprises membres de l’ACPA prennent en compte leurs obligations environnementales communautaires pour s’assurer que l’ensemble des Canadiens continue à tirer parti dans notre pays d’une production d’acier de niveau mondial.  Elles s’efforcent en permanence d’apporter des améliorations de nature environnementale à toutes les étapes de la production de l’acier.  Voici les mesures de la performance des entreprises membres de notre association en regard des principaux indicateurs environnementaux.

Ces résultats englobent, à moins d’indication contraire, ceux des installations suivantes : AltaSteel, ArcelorMittal Dofasco, ArcelorMittal Contrecoeur, ArcelorMittal Contrecoeur Ouest, Essar Steel Algoma, Evraz Inc. NA (Regina), Gerdau Cambridge, Gerdau MRM, Gerdau Whitby, Ivaco Rolling Mills, U. S. Steel Canada – Hamilton Works, U. S. Steel Canada – Lake Erie Works.

L’ACPA travaille à l’élaboration de méthodologies de rapport sur les données chronologiques qui lui permettront à l’avenir d’intégrer les profils de performance de Rio Tinto Fer et Titane, de MANA et de Tenaris à ces résultats.

ÉMISSIONS ATMOSPHÉRIQUES

En 2010, les aciéries canadiennes ont enregistré une reprise de leurs niveaux d’exploitation par rapport à ceux de 2009, qui avaient été particulièrement faibles. Cela a permis d’obtenir en 2010 une hausse marquée de la performance de l’industrie en matière d’émissions atmosphériques, performance qui s’était dégradée en 2009. Mesurées en fonction de leur intensité, les émissions ont atteint des niveaux comparables ou inférieurs à ceux enregistrés en 2008, poursuivant la tendance à la réduction obtenue avant le ralentissement économique mondial.

Les sociétiés membres de l’ACPA ont fait état de réduction de leur émission de NOx de presque 26 % depuis 1990.  De la même façon, l’intensité de leurs émissions de SO2 a diminué de 71 % depuis 1990 pour les aciéries integrées.  Quant aux émissions totales de matières particulaires de sources ponctuelles, toujours depuis 1990, ells ont diminué de 24 %.

Les résultats sur le PMT ne comprennent pas ceux de Gerdau Cambridge ni de Gerdau Whitby du fait d’un manque de données dans les rapports chronologiques.

Les sociétiés membres de l’ACPA ont fait état de réduction de leur émission de benzène de presque 86 % depuis 1990.

EAU

Les aciéries canadiennes traitent l’eau qu’elles ont utilisée avant de la retourner dans l’environnement naturel. En 2010, l’industrie a conservé le même niveau d’amélioration de son total de matières en suspension dans les eaux qu’elle a rejetées par rapport à 1995 (amélioration de   46 %).

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RECYCLAGE DE L’ACIER

Au Canada, le taux de recyclage de l’acier (tonnes de ferraille consommées par tonne d’acier produite) est revenu à des niveaux plus normaux en 2010, traduisant la hausse de production canadienne d’acier par rapport au faible niveau de 2009. Le taux élevé de recyclage en 2009 s’explique par un ratio supérieur à la normale de production par des fours à arc électrique et des convertisseurs basiques à oxygène (FAE/CBO), imputable à des arrêts de production prolongés de deux des quatre aciéries utilisant des convertisseurs basiques à oxygène au Canada. En règle générale, les fours à arc électrique utilisent plus de 80 % de ferraille alors que les convertisseurs basiques à oxygène en utilisent de 20 à 30 %.

L’acier est le matériau le plus recyclé sur la planète. En 2010, les aciéries canadiennes en recyclé environ 8 millions de tonnes de ferraille d’acier (ce qui équivaut à 8 millions de voitures!) Le total de ferraille d’acier recyclée par les aciéries canadiennes depuis 1995 dépasse les 125 millions de tonnes.

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET ÉCONOMIES D’ÉNERGIE

Les données publiques sur le dioxyde de carbone (CO2) et sur l’énergie pour 2010 ne sont pas encore disponibles. C’est pourquoi les graphiques de performance en matière de CO2 et d’intensité énergétique vont jusqu’à 2009 et seront mis à jour pour tenir compte des résultats de 2010 dès que les données seront disponibles et auront été validées.

La réduction des émissions de CO2 en 2009 s’explique par la réduction de la production canadienne d’acier imputable au ralentissement économique mondial. Cette diminution de la production a causé une hausse de l’intensité du CO2 (kg de CO2 par tonne d’acier expédiée) et explique le même phénomène pour l’intensité énergétique (GJ par tonne d’acier expédiée). Ces mesures d’intensité devraient revenir à des niveaux plus normaux avec la hausse de la production d’acier en 2010.

GESTION DES DÉCHETS

Les sociétés membres de l’ACPA ont continué à mettre hors service les équipements contenant des BPC et s’approchent de l’élimination complète de ces équipements. En 2010, plus de 95 % des équipements contenant des BPC en usage en 1990 avaient été mis hors service.

PRÉVENTION DE LA POLLUTION PAR LE MERCURE

Depuis 2008, l’ACPA participe au financement de  l’initiative ElimiMercure, un programme destiné à retirer les interrupteurs au mercure des véhicules.  Ce programme combiné à celui financé par une société membre de l’ACPA dans l’Ouest du pays, ont permis de retirer plus de 253 000 interrupteurs de la chaîne de recyclage de l’acier depuis 2008.

Politique d’achat de ferraille sans mercure

L’ACPA appuie le principe d’utilisation de ferraille d’acier sans mercure, en provenance du secteur de l’automobile et d’ailleurs, dans toute la mesure du possible. Le gouvernement fédéral ne réglemente pas le retrait et l’élimination des sources de mercure autres que l’automobile dans les ferrailles d’acier. Toutefois, les sociétés membres de l’ACPA, dans leur volonté d’améliorer encore plus leur rendement environnemental, ont adopté une politique imposant que toutes les ferrailles d’acier soient exemptes de mercure. C’est à titre volontaire qu’elles ont inscrit dans leurs politiques d’achat de ferraille ces nouvelles exigences. Les fournisseurs sont tenus de fournir la preuve qu’ils ont mis en place des programmes pour trouver, enlever, documenter et éliminer comme il convient toutes les sources de mercure dans la ferraille vendue aux sociétés membres de l’ACPA. Ces dernières se réservent le droit de procéder à des vérifications des activités des fournisseurs de ferraille pour s’assurer que ces exigences sont bien respectées.

L’efficience énergétique

Benchmarking Report Analyse comparative de l’intensité énergétique dans l’industrie sidérurgique canadienne maintenant disponible. Cliquez ici pour obtenir plus d’information.

Nous sommes fiers que les entreprises canadiennes du secteur aient été classées parmi les meilleures, en ce qui concerne l’implantation  des les meilleures technologies existantes et rentables économiquement.

C’est là un concept essentiel pour l’ACPA car il illustre non seulement le recours des technologies de classe mondiale mais également les pressions concurrentielles qui s’exercent sur un secteur faisant une utilisation intensive des capitaux et travaillant sur l’un des marchés les plus ouverts et les plus concurrentiels dans le monde.

Lutte contre la pollution par le mercure

Depuis 2008, l’Association canadienne des producteurs d’acier (ACPA) et l’Association canadienne des constructeurs de véhicules (ACCV) appuient conjointement un programme appelé ÉlimiMercure qui vise à éliminer le mercure de la filière du recyclage de l’acier. Mis en œuvre par Summerhill Impact (auparavant appelé Fondation Air pur), ÉlimiMercure s’adresse directement aux recycleurs et démonteurs du secteur de l’automobile pour leur permettre de retirer, de collecter et de gérer les interrupteurs d’éclairage d’appoint et les modules de capteur des systèmes de freinage antiblocage (ABS) qui contiennent du mercure dans les véhicules en fin de cycle de vie utile. Lorsque ces interrupteurs et capteurs ont été récupérés, ces véhicules peuvent alors être compressés, déchiquetés et recyclés sous forme de nouvel acier. Ce programme met aussi à la disposition des recycleurs et des démonteurs des documents de formation et des ressources pédagogiques. Pour obtenir des informations additionnelles sur ÉlimiMercure, veuillez vous rendre à http://www.switchout.ca/french/index.aspx.

ÉlimiMercure vient de terminer sa quatrième année de fonctionnement. Grâce à la participation des recycleurs et des démonteurs de toutes les régions du Canada, ÉlimiMercure a permis de recueillir 67 542 interrupteurs en 2011.

Le tableau 1 résume les résultats de la collecte en 2008-2011.

Tableau 1: Résultats du programme ÉlimiMercure

Paramètre

Résultat en 2008

Résultat en 2009

Résultat en 2010

Résultat en 2011

Objectif de collecte d’interrupteurs

39 000 interrupteurs

60 000 interrupteurs

112 000 interrupteurs

129 000 interrupteurs

Taux estimé de collectea

12%

20%

40%

50%

Nombre réel d’interrupteurs recueillis

64 011 interrupteurs

112 167 interrupteurs

76 866 interrupteurs

67 542 interrupteurs

Taux rèel de collectea

19,7%

37,4%

27,4 %

26,2%

Taux d’efficacitéb

Ne s’applique pas pendant la première année du programme national de collecte des interrupteurs

36,3%

69,6%

78,9%

a Le nombre anticipé d’interrupteurs au mercure à recueillir est évalué en utilisant un modèle comparable mis au point pour le National Vehicle Mercury Switch Recovery Program des États-Unis. Le site Web http://www.elvsolutions.org/model.html donne de plus amples détails sur ce modèle.

b Le taux d’efficacité est égal à un (1) moins le ratio du nombre des interrupteurs au mercure accessibles chaque année dans les véhicules en fin de cycle de vie utile qui sont démantelés, recyclés, déchiquetés ou broyés par les recycleurs de véhicules.  Le taux d’efficacité augmente avec le nombre d’interrupteurs recueillis.